Entretien
Conférence de presse de rentrée
Suivez en direct depuis le Centre RLD la conférence de presse de rentrée des Marseillaises avec le Directeur général, Stefano Petruzzo, et l'entraîneur, Nicolas Chabot.
Stefano Petruzzo : «Un projet humain»
On est très heureux d’accueillir Nicolas. C’est un projet humain. Nicolas incarne tout ce que l’on veut représenter : l’ambition, l’humilité. Il est avec nous jusqu’en 2029. Il a un jeu qui correspond aux valeurs de Marseille. Il a un staff très compétent. Il a été élu meilleur entraîneur la saison dernière. Il a la volonté de s’intégrer dans un projet à long terme avec Les Marseillaises. Bienvenue Nicolas.
Nicolas Chabot : «Créer une alchimie entre le public et nous»
Pourquoi partir de Nantes
J’avais fait le meilleur de ce que je pouvais faire à Nantes, et il était difficile de faire aussi bien et mieux. J’ai senti à Marseille la possibilité de progresser par rapport à ce que j’avais fait à Nantes.
L’objectif
C’est de s’insérer dans la première moitié du classement. L’OM le mérite. En faisant cela tu te bats jusqu’en janvier et après janvier tu te bats pour savoir pour si tu pourras jouer plus haut ou si tu joues la médiane. On a un effectif pour jouer cela.
Le recrutement
On travaille collectivement pour la construction de l’effectif. On définit des profils et on avance ensemble. C’est une cellule, on discute ensemble. On essaie d’avoir un projet à moyen et long termes. Notre structure financière nous demande de prendre des risques.
Les deux premiers résultats
On est satisfaits. Les joueuses se sont alignées avec ce que l’on voulait mettre en place. LE projet de jeu a pris très rapidement. Après les 15 premiers jours, on était déjà fluides et cela a permis de tester des systèmes. On était déjà prêt contre Toulouse. On arrive sur le troisième match, contre Le Havre, en étant prêt.
Encore des recrues.
On est heureux et contents de l’effectif. On n’a pas forcément besoin. On reste ouvert tant que le mercato est ouvert.
Le style de jeu
Il est assez simple. J’ai envie de m’asseoir sur le banc et d’aimer ce que je vois. On veut un style qui colle au foot féminin, à la ville de Marseille. Les filles ont des qualités techniques, une capacité à s’associer et des facultés cognitives. On a deux influences prioritaires : l’Espagne et l’Angleterre. J’ai toujours aimé les matchs qui finissent à 4-4. Cela va plaire aussi aux supporters. Tout cela colle à l’identité marseillaise. Ici, on fait les choses avec le cœur. Les gens sont intenses dans tout ce qu’ils font. Cela colle avec les influences.
L’état d’esprit
Toutes les compétitions ont la même valeur. Il n’y a pas énormément de matchs dans le foot féminin. Les joueuses sont en capacité d’enchaîner. La Coupe est fondamentale pour nous. C’étaient les premiers matchs de la saison. On a commencé avec deux équipes de D1 et c’est très bien.
Le stade Francis-Turcan
J’aime ce stade, l’atmosphère, l’ambiance. Il est ni trop grand, ni trop petit. La pelouse est très bonne. On y a déjà joué et cela s’est bien passé.
Les supporters
On m’a dit que Marseille était un des plus beaux publics de France. J’attends de voir… Marseille est une ville de foot, on l’a vu quand elles ont joué au CEPAC Vélodrome. On espère que le spectacle va les attirer. On espère créer une alchimie entre nous et eux. Le public fait partie intégrante du projet. Le foot, c’est des émotions que l’on partage ensemble.
La pression
Je ne l’ai pas sentie. On a été très bien accueillis. On a travaillé dur, on a eu de bons résultats. On veut que l’équipe pratique le jeu que l’on souhaite. C’est notre gros challenge. On a réussi à le mettre en place rapidement. Mais l’Arkema Première Ligue est d’un très bon niveau. On n’a pas senti de pression, on est contents de ce que l’on a mis en place.
Un match au CEPAC Vélodrome
Je l’espère. Je tanne ma direction pour qu’il y en ait. C’est un événement incroyable, le stade est un grand stade, les joueuses aiment jouer devant du monde. J’aimerais bien y aller.
Le brassard de capitaine
Claire Lavogez et Nelly Rodrigues forment avec Mathilde Bourdieu et Maureen Cosson le quatuor de capitaines. On a fait une analyse et ces quatre joueuses sont ressorties. J’ai mis en place le capitanat tournant l’an dernier et j’ai bien aimé.
Les qualités du groupe
Le groupe est très travailleur. Elles se butent sur le terrain tous les joueurs. Elles encaissent bien la charge. On a des joueuses d’expérience, un groupe mature sur le plan technique. On a de la qualité sur les plans tactiques, techniques. Pour réussir en D1, il faut de la régularité. L’an passé à Nantes, on a maintenu un haut niveau de régularité dans la saison et dans un match. La régularité compte et elle récompense les équipes qui perdent le moins de points. C’est pour cela que la profondeur de l’effectif compte. Les matchs de janvier déterminent si tu joues vers le haut ou si tu cales.
Le projet des Marseillaises
Je suis dans la continuité sur le plan structurel. La direction ne m’a pas attendu pour mettre en place une stratégie. On vient apporter de la nouveauté sur le projet sportif. Il y a de nouvelles joueuses, un style de jeu différent. Plein de bonnes choses ont été faites avant, on vient peaufiner.
Le développement du foot féminin
Il évolue bien, jamais assez vite évidemment mais il évolue bien. C’est un spectacle différent du foot masculin. Cela devient de plus en plus populaire. Les clubs et les championnats se donnent les moyens de se développer. Le niveau monte, les gens regardent et cela créé un écosystème qui avance. L’OM est un club qui se donne les moyens de faire progresser ses structures mais aussi de développer le championnat français. On pourrait aller encore plus vite sur le plan des structures. On prend plaisir à être acteur de ce développement.
Le VAR en Arkema Première Ligue
J’espère que ce sera un soutien pour les arbitres. C’est difficile d’arbitrer, on le voit à l’entraînement quand on arbitre. C’est un outil qui doit rendre le foot féminin objectif. Il doit aider à réduire les erreurs et leurs conséquences. Cela peut être frustrant de voir qu’un résultat dépend d’une personne.
Les supporters
Plus tu as de monde, plus cela permet de te dépasser. Quand j’ai joué dans de grands stades, il y a quelque chose de différent. Tu puises dans tes ressources quand ça pousse. Quand un kop pousse, ça fait pencher un match. On les attend, on veut les rendre fiers.
Les jeunes
On veut développer ce qui a été fait. Il y a la formation, c’est un élément important du Club. On veut faire que l’OM porte cela. Jenny Perret porte cela à l’OM. Il y a un processus qui vient de se lancer. Le travail débute, on verra le résultat dans quelques années. On intègre déjà de jeunes joueuses à l’entraînement mais aussi en match comme Neves ou Compaoré. On va essayer de développer l’ensemble des paramètres du projet.
Stefano Petruzzo : «Les Marseillaises sont devenues un exemple en Europe»
Le projet
Les Marseillaises c’est le speed boat de l’OM. On va vite. Il y a un projet, on veut aller vite mais sans brûler les étapes. On est là où on voulait être il y a deux ans. Tout est défini, où on veut aller. On a la possibilité d’aller vite car le foot féminin va vite. Il y a des nouveautés plus évidentes, la marque, jouer à Martigues, le premier match au CEPAC Vélodrome, l’affluence, l’engagement sur les réseaux sociaux, on a doublé le nombre de followers sur les réseaux. On veut continuer de mieux faire.
Jouer à Martigues
On est très bien. Merci à la ville qui nous accueille, aux gens qui travaillent et les supporters qui viennent nous voir. On y est très bien. On cherche toujours des solutions à Marseille, mais ce n’est pas facile. C’est un des meilleurs stades pour le foot féminin en France. On a joué une fois au CEPAC Vélodrome, on veut le refaire. Peut-être, dans le futur, il y aura plus de matchs à Marseille.
La direction, la présidence
On est l’OM, on est fiers de représenter l’OM. On remercie le soutien du propriétaire. Cela s’applique au propriétaire mais aussi à la direction, à la présidence. Le contexte est différent. Il y a un projet à long terme pour se projeter dans le haut du foot féminin français. On est contents de ce soutien.
Le recrutement de Nicolas Chabot
Rien n’est jamais facile. Nicolas est un très grand coach, avec de grandes qualités humaines. On s’est retrouvé aligné. Il y a de la facilité car deux éléments se sont retrouvés avec les mêmes valeurs.
Attirer les jeunes joueuses
Il faut faire partie du territoire. C’est fondamental dans notre projet. Il faut aussi jouer un rôle dans le foot féminin français. Avec plus de supporters, c’est toujours mieux et cela nous permet d’accueillir plus de joueuses. On va annoncer un partenariat avec trois clubs de la région. L’ancrage sur le territoire est à la base ce tout ce que nous faisons.
Fidéliser le public
La première chose, c’est le foot. Un foot attractif. Ensuite, c’est la communication, dans l’innovation. Puis, la thématisation des matchs, l’expérience que tu peux vivre. Il ne faut pas arriver à la dernière minute au match, il y a beaucoup de choses à vivre à Martigues. Il y a un engagement à créer et cela ne se fait pas uniquement avec le foot.
Faciliter les transports à Martigues
On a fait des tests la saison passée. On essaie de faciliter les choses avec des navettes. Je n’ai pas d’éléments concrets mais c’est un axe de progression. Mon rêve est de faire guichets fermés à Martigues.
Le rôle de directeur sportif
Antoine a fait une saison avec nous, nous n’étions pas alignés et il est parti. On le remercie. On travaille avec un comité de travail qui fonctionne avec le staff, la direction et le scouting. Nicolas est focalisé sur son rôle d’entraîneur. Tout le monde travaille bien ensemble avec des processus, du respect et nous n’avons pas besoin d’une personne supplémentaire.
Les finances
Le propriétaire a montré son engagement pour le foot féminin. On communique avec toutes les parties prenantes de l’OM. On est très rigoureux. Quand on dépense 10 euros, on s’attend à une entrée de 100 euros.
Le développement à l’international des Marseillaises
On regarde partout, dans le foot masculin et féminin. On peut apprendre de partout, qu’importe d’où le concept arrive. Il y a de bonnes choses à Arsenal, par exemple. Mais en toute humilité, les Marseillaises sont devenues un exemple en Europe. Peu de clubs sont capables de vivre la marque ou l’institution tout en amenant des choses aussi innovantes.
Les arrivées
Dans le projet à long terme on s’est toujours dit que l’on voulait, après la montée, et le maintien, devenir encore plus compétitif. On devait faire un renouvellement de l’effectif. On l’avait imaginé.
La vente de la section féminine
Notre objectif est la valorisation de la section féminine de l’OM. On a la chance d’avoir un propriétaire et une direction qui nous soutiennent. S’il y a des opportunités de partenariat, on regardera mais ce n’est pas notre priorité.
Nicolas Chabot






